C’est l’histoire toute simple d’un braquage qui tourne mal. Il ne vaut mieux rien dire de plus sur l’intrigue, tant elle se découvre subtilement, en ménageant un suspense des plus efficaces.
La construction à la rashomon (une même histoire racontée sous plusieurs points de vue différents) est assez réussie, et permet d’immerger le spectateur petit à petit, en mêlant l’exposition avec le cœur de l’intrigue. Cela permet de s’attacher à tous les personnages, par ailleurs très approfondis et crédibles, sans qu’aucun véritable protagoniste ne se détache. Bien sûr une telle structure amène une déconstruction du récit, qui se traduit par une baisse de rythme épisodique. Défaut mineur au vu de la qualité d’écriture du scénario.
L’ambiance de film noir est très bien rendue, et soulignée par la mise en scène sobre et classieuse de Sydney Lumet. Des plans fixes et puissants sont principalement utilisés, donnant une force décuplée aux rares mouvements d’appareil. La puissance de la réalisation est tout de même légèrement entachée par un montage parfois approximatif, et des transitions pour signifier les flashbacks d’un très mauvais goût.
Les acteurs sont extraordinaires de vérité, et donnent un supplément d’humanité à des personnages écrits avec maestria. N’hésitez pas à rentrer dans cette spirale infernale, qui permet à Lumet de retrouver la grâce de ses meilleurs films.
La construction à la rashomon (une même histoire racontée sous plusieurs points de vue différents) est assez réussie, et permet d’immerger le spectateur petit à petit, en mêlant l’exposition avec le cœur de l’intrigue. Cela permet de s’attacher à tous les personnages, par ailleurs très approfondis et crédibles, sans qu’aucun véritable protagoniste ne se détache. Bien sûr une telle structure amène une déconstruction du récit, qui se traduit par une baisse de rythme épisodique. Défaut mineur au vu de la qualité d’écriture du scénario.
L’ambiance de film noir est très bien rendue, et soulignée par la mise en scène sobre et classieuse de Sydney Lumet. Des plans fixes et puissants sont principalement utilisés, donnant une force décuplée aux rares mouvements d’appareil. La puissance de la réalisation est tout de même légèrement entachée par un montage parfois approximatif, et des transitions pour signifier les flashbacks d’un très mauvais goût.
Les acteurs sont extraordinaires de vérité, et donnent un supplément d’humanité à des personnages écrits avec maestria. N’hésitez pas à rentrer dans cette spirale infernale, qui permet à Lumet de retrouver la grâce de ses meilleurs films.
Duck

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