Y a des films comme ça, sur lesquels on n’a pas envie d’écrire. Tout simplement parce qu’ils ne méritent sans doute pas le temps qu’on leur consacre, et les kilo-octets qu’on utilise pour en parler. L’invité en fait partie.
Non pas que le film soit totalement raté. Le problème réside dans le fait qu’il n’a aucun intérêt. C’est du théâtre filmé qui ne s’élève jamais au-delà. Les acteurs ont un jeu caricatural, et le réalisateur ne se sert jamais des outils cinématographiques pour sublimer son sujet. Non pas que l’exercice de l’adaptation théâtrale soit toujours vide, Sidney Lumet par son sens de l’espace, et sa gestion du temps arrivait à élever son 12 hommes en colère au rang de chef d’œuvre du cinéma. Cette satire des entretient d’embauche tourne en rond. Sur un sujet similaire, et une forme en huis clos identique, on lui préférera la méthode de Marcelo Pineyro, bien plus abouti, drôle et tendu.
Lorgnant du côté du dîner de cons, le sens du rythme en moins, ce film arrive tout de même par de rares occasions à arracher un sourire. Mais la dramaturgie est très mal gérée, et beaucoup de situations tombent à l’eau. On ne croit pas au personnages, et on n’arrive pas à s’identifier à un film où le rythme est artificiellement tenu par une musique omniprésente, et une direction d’acteur balourde.
La fin du film rattrape in-extremis cela, avec une situation bien menée (la scène avec l’intégrateur de compétences), mais il est trop tard, on ne se sent plus invité dans ce film mineur.
Non pas que le film soit totalement raté. Le problème réside dans le fait qu’il n’a aucun intérêt. C’est du théâtre filmé qui ne s’élève jamais au-delà. Les acteurs ont un jeu caricatural, et le réalisateur ne se sert jamais des outils cinématographiques pour sublimer son sujet. Non pas que l’exercice de l’adaptation théâtrale soit toujours vide, Sidney Lumet par son sens de l’espace, et sa gestion du temps arrivait à élever son 12 hommes en colère au rang de chef d’œuvre du cinéma. Cette satire des entretient d’embauche tourne en rond. Sur un sujet similaire, et une forme en huis clos identique, on lui préférera la méthode de Marcelo Pineyro, bien plus abouti, drôle et tendu.
Lorgnant du côté du dîner de cons, le sens du rythme en moins, ce film arrive tout de même par de rares occasions à arracher un sourire. Mais la dramaturgie est très mal gérée, et beaucoup de situations tombent à l’eau. On ne croit pas au personnages, et on n’arrive pas à s’identifier à un film où le rythme est artificiellement tenu par une musique omniprésente, et une direction d’acteur balourde.
La fin du film rattrape in-extremis cela, avec une situation bien menée (la scène avec l’intégrateur de compétences), mais il est trop tard, on ne se sent plus invité dans ce film mineur.
Duck

1 commentaire:
J'ai adoré cet article. En particulier la blague de la fin : "on ne sent plus invité dans ce film"
j'ai d'autres variantes à vous proposer:
"Une invitation à refuser"
"Un invité peu recommandable"
"Une invitation à l'ennui"
""Ne laisez pas ce film s'inviter chez vous" (ce sera pour la critique télé)
....
Bref des possibilités illimités. Il vous suffit d'imaginer que le film est une personne, un invité, et ensuite vous pourrez broder autant d'expressions que vous le voulez.
La langue française n'a pas encore livré tous ses secrets!
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