Comme son titre l’indique, le film retrace l’histoire de la plus célèbre trahison de l’ouest. Mais au-delà de cela, ce qui intéresse vraiment Andrew Dominik, c’est de tracer le portrait croisé du bandit Jesse James, et de son assassin Robert Ford (interprétés respectivement par Brad Pitt et Casey Affleck qui trouvent là les meilleurs rôles de leurs carrières). La description est très précise et réaliste, allant jusqu’à essayer d’imaginer quels dialogues auraient pu sortir de la bouche des personnages. Nous découvrons ainsi un Robert Ford complètement subjugué par son idole, un véritable fan, qui fut à Jesse James ce que Mark David Chapman fut à John Lennon : à la fois un admirateur, et un assassin.
C’est par touches que le réalisateur développe le caractère des personnages. A travers la mise en scène envoutante, proche de ce que l’on peut voir chez Terrence Mallick, Dominik tends vers une approche très sensorielle des choses, amenant le spectateur au plus prés des émotions. La précision de la réalisation donne un aspect presque clinique aux événements, avec un traitement similaire à celui de David Fincher sur Zodiac, cette année. Sentiment renforcé par la voix off, envoutante, qui donne un effet de distanciation.
Mais la beauté des images cachent une violence sauvage et frontale, attendant d’exploser à chaque instant. Le film réserve quelques scènes d’anthologie, comme l’attaque ratée d’un train au début du film, mis en scène avec virtuosité, jouant avec les ombres, comme dans ce plan, où Jesse James scrute les ténèbres de la nuit, attendant de voir la lumière de la locomotive surgir du néant.
Western sensoriel et contemplatif, l’assassinat de Jesse James est un véritable coup de maître dans la jeune carrière d’Andrew Dominik, dont c’est le second film, et dont nous attendrons avec impatience les prochains films. La naissance d’un maître ?
C’est par touches que le réalisateur développe le caractère des personnages. A travers la mise en scène envoutante, proche de ce que l’on peut voir chez Terrence Mallick, Dominik tends vers une approche très sensorielle des choses, amenant le spectateur au plus prés des émotions. La précision de la réalisation donne un aspect presque clinique aux événements, avec un traitement similaire à celui de David Fincher sur Zodiac, cette année. Sentiment renforcé par la voix off, envoutante, qui donne un effet de distanciation.
Mais la beauté des images cachent une violence sauvage et frontale, attendant d’exploser à chaque instant. Le film réserve quelques scènes d’anthologie, comme l’attaque ratée d’un train au début du film, mis en scène avec virtuosité, jouant avec les ombres, comme dans ce plan, où Jesse James scrute les ténèbres de la nuit, attendant de voir la lumière de la locomotive surgir du néant.
Western sensoriel et contemplatif, l’assassinat de Jesse James est un véritable coup de maître dans la jeune carrière d’Andrew Dominik, dont c’est le second film, et dont nous attendrons avec impatience les prochains films. La naissance d’un maître ?
Duck

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